A l’heure d’aujourd’hui, est-ce toujours aussi opportun de participer aux salons parisiens ?

Si l’on regarde les constats de l’édition de janvier 2007 de Who’s next-Première classe, les avis sont nuancés mais avec des signaux positifs. Sur Fame, le prêt à porter et Première Classe, l’accessoire, l’ambiance était la plus enlevée, avec un trafic assez constant pour ces deux segments considérés comme les plus « aspirationnels » du salon.
L’affluence y était donc plus forte que dans les autres univers mode que sont Private, Studio, Trendy et Urban due pour les uns à une distance trop éloignée, à une fréquentation trop faible, et pour les autres à l’absence de réelle marque locomotive et à une ambiance morose.
Quant au Bijorcha….pas de réelle embellie, juste à noter que la Russie a fait son entrée dans le Top 10 des pays les plus représentés chez les acheteurs.
Les nouveaux enjeux des salons
Le retour des détaillants féminins avec des prospects qui veulent faire évoluer leur offre, monter en gamme, se différencier avec des marques originales, en étant moins focalisés sur la question du prix.
Et pour les attirer tables rondes, conférences, ateliers animés par des experts.. « C’est une industrie qui a besoin de solutions à l’heure actuelle, de partage de connaissances et des bienfaits de la communauté » a estimé Jean-Marc André, directeur marketing et de communication de WSN Développement. « Tout cela vient en écho avec la thématique que nous avions choisie, la génération Z. Nous nous intéressons à elle car c’est la génération de la résilience. Elle n’a pour ainsi dire connu que la crise, mais elle n’en reste pas moins optimiste, déterminée et pleine d’envie ».
Aude Leperre entend redynamiser Bijorcha en apportant une audace et une convivialité nouvelles, avec le dévoilement d’une nouvelle identité visuelle, et la mise en place d’un programme « top acheteurs » pour mieux guider ces derniers et favoriser les échanges.
Simplifier la lecture, rendre visible le parcours des acheteurs » telle sera l’ambition du salon Maison et Objet avec un découpage de l’espace en trois entités.
L’espace Objet abritera 1000 exposants, soit un tiers du salon, au sein de trois nouvelles zones baptisées Cook & Share (art de la table et cuisine), Fashion & Accessories (objet, mode et univers enfant) et smart gift (dédiée au cadeau). Avec l’envie de décloisonner davantage les univers, « de casser les barrières entre les secteurs »affirme Jean-Luc Colonna, cofondateur du concept store Merci, en faisant par exemple voisiner la papeterie et les objets connectés.
L’espace Fashion & Accessories se déploiera au centre du hall et se voit lui-même divisé en trois espaces : My Décor, My look et Kids & Family. My Look réunira les griffes d’accessoires de mode, volontairement fondues au sein de l’espace global. « Le prêt à porter se standardise, aujourd’hui, l’accessoire est ce qui va permettre une différenciation de la silhouette, livre Jean-Luc Colonna. D’ailleurs, côté retail, les frontières s’avèrent de plus en plus perméables : les boutiques de mode et accessoires accueillent des objets déco et des magasins d’art de vivre commercialisent des sacs et foulards par exemple. Ces boutiques ne raisonnent plus en termes de catégories d’objets, mais de lifestyle.
Et qu’en pensent les principaux intéressés ?
Quand il s’agit de salons parisiens, les réactions ne sont jamais tièdes ! Il y a ceux qui ne rateraient une édition pour un empire, ceux qui n’ont jamais fait le déplacement, ceux qui y allaient mais n’y vont plus….et se demandent parfois s’ils ne devraient pas retenter l’expérience.
De nombreux détaillants évoquent un moment particulier et de tout ce que l’on ne peut faire qu’au salon : rencontrer des fournisseurs trop lointains, découvrir des créateurs impossibles à dénicher tout seuls, « s’en mettre plein les yeux » avec l’ensemble des collections, chiner, comparer les offres, craquer sur des coups de cœur qui deviendront peut être des ventes stars en boutique, respirer une énergie collective. Ils parlent aussi de contacts privilégiés avec ceux que l’on retrouve rituellement à chaque session, et avec lesquels les relations s’approfondissent, deviennent souvent amicales.
Les critiques ne manquent pas non plus. Trop cher et trop loin pour les petits commerçants, une organisation des stands trop confuse, une offre pléthorique manquant parfois d’originalité, l’absence de petits créateurs…
Et les acheteurs étrangers dans tout çà ?
Quels sont les critères de sélection des buyers qui fréquentent les salons et les campagnes de vente organisés à Paris ? Il s’avère que la plupart d’entre eux recherchent des marques à forte valeur ajoutée, en termes de créativité, savoir-faire et originalité…C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils se déplacent majoritairement au moment de la Fashion Week Paris, plus propice à ce genre de trouvailles. Quant aux accessoires qui correspondent à un marché grand public, ils sont généralement acquis dans leur propre zone géographique ou via un distributeur ou encore un agent local. Heureusement, l’éclat de Paris, capitale de la mode » continue de rayonner hors de nos frontières et attire les professionnels toujours en veille sur la nouveauté. A ces conditions, contrairement à une idée reçue qui voudrait qu’export rime avec haut de gamme, se positionner sur des prix accessibles peut s’avérer gagnant.
En bref, des commentaires de buyers
« J’ai introduit les grandes marques au Moyen Orient, mais la vocation d’un concept store est de révéler de nouveaux talents. Nous sélectionnons avant tout des produits qualitatifs, originaux et fonctionnels. Nous ne voulons pas nous cantonner à du haut de gamme, mais permettre à notre clientèle d’accéder tout autant à des petits prix » Marque Etoile, Koweit
« Nous essayons toujours de dénicher des pièces qui ont une certaine fraîcheur, réalisées par des créateurs émergents. Nous sommes plus séduits par l’originalité et la nouveauté qui se marient bien avec notre offre, que par du haut de gamme ou des marques connues » Marque Aquerreta, Espagne.
« L’aménagement des stands joue un rôle essentiel. Le fait d’avoir un univers de marque, de savoir le mettre en valeur attire mon attention mais, bien sûr, il faut que la qualité des produits suive » Numéro 13 et Elise, Israël
« Nous pouvons prendre le risque de travailler avec un nouveau créateur s’il fait preuve d’originalité. Nous promouvons le travail artisanal et sommes très attentives à la qualité des produits, au process de fabrication des bijoux, aux matériaux utilisés, à la solidité et au service après-vente. » Viva Freda, Suisse
« Les trois raisons pour lesquelles je visite les salons sont avoir la confirmation des tendances, découvrir les nouvelles lignes de nos labels partenaires et dénicher des signatures prometteuses. Je suis très sensible aux conférences et aux forums de tendances : retrouver les produits dans une mise en scène qui mixe les marques peut nous donner des idées. Sans oublier la décoration et la mise en valeur des collections sur les stands, que je juge essentielles. Nous sommes les clients du salon, comme les consommateurs sont les nôtres. » Manor, Suisse
Quand on parle de mise en valeur du stand…
1) Attirez les regards

Les acheteurs sont attirés par les beaux stands. Utilisez des couleurs vives et soignez la conception de votre stand, c’est ce qui fera la différence entre des visiteurs qui s’arrêtent et ceux qui ne font que passer. Votre message doit être clair et il doit être visible sous tous les angles de près comme de loin. Utilisez un affichage distinct et un bon éclairage.
Prévoyez différentes formes de présentation pour attirer des visiteurs différents. Certaines personnes aiment les dépliants, les prospectus et les brochures. D’autres sont plus visuels et préfèreront une démonstration vidéo sur une tablette.
2) Offrez des promotions spéciales
Mettez en avant vos offres spécifiques comme des réductions sur des anciennes collections pour que les clients sachent bien qu’ils doivent acheter pendant le salon pour bénéficier de l’offre ou de la réduction. Assurez-vous que ces offres limitées sont affichées et explicites.
3) Snacks et boissons
Les visiteurs des salons professionnels ne sont généralement pas habitués à marcher pendant de longues heures. Ils apprécieront qu’on leur propose une collation.
4) Communiquez sur les réseaux sociaux
En amont, vous devriez déjà avoir mis en place une stratégie marketing sur les médias sociaux en vue de l’exposition. Un bon moyen d’utiliser les médias sociaux est de communiquer avec les gens qui ont signalé leur présence sur les lieux ou mentionné le salon sur les médias sociaux. Invitez-les sur votre stand et offrez une motivation supplémentaire à venir.
5) Les produits promotionnels
Les produits promotionnels et les cadeaux publicitaires sont un classique des salons d’exposition. Faites en sorte de choisir un produit qui est pertinent pour votre marque et utile pour le consommateur. C’est la meilleure combinaison pour qu’il soit largement conservé.
Les produits suivants sont les plus populaires :
stylos : une valeur sure, ils vous semblent peut être sans intérêt, mais tout le Monde a besoin d’un stylo à portée de main. Les stylos peuvent se garder longtemps et ils peuvent même avoir une valeur transférable.
sacs : tout le monde a besoin d’un sac pour transporter tout le matériel qu’ils récupèrent lors d’un salon. Les sacs réutilisables sont plus souvent conservés de nos jours que par le passé en raison de leurs avantages sur l’environnement.
gadgets électroniques : les clés USB figurent toujours dans la liste des objets promotionnels que les gens voudraient recevoir. Les étuis d’appareils portables sont aussi toujours bien appréciés.
tasses et mugs : les tasses se gardent pendant longtemps et sont utilisés fréquemment.
Et après le salon, que se passe-t-il ?
Une fois, le salon terminé, il est alors temps de ranger le matériel et de démonter le stand . Parce qu’il reste finalement l’objectif principal de votre participation, assurez un suivi de l’ensemble des contacts et prospects générés pendant le salon. N’hésitez pas à relancer ces derniers quelques jours après votre rencontre.
Analysez les retombées de votre participation au salon, ainsi que les données récoltées concernant les clients et les prospects. De cette action, dégagez les axes d’amélioration qui vous permettront d’être plus performant lors de vos futures prestations.
La réussite d’un salon demande une certaine organisation. Les salons professionnels présentent souvent un risque en raison du coût investi sur une courte période. Ainsi, il est impératif de faire tous les efforts nécessaires pour garantir leur succès, et d’effectuer un travail de recherche et de planification en amont.
Si vous êtes un habitué des salons, vous mettrez en place une routine mais toujours garder à l’esprit de continuer à innover et à l’améliorer continuellement.
Et vous, que pourriez-vous faire pour optimiser votre participation sur un salon ? Vos collections sont-elles toutes présentées ? Avez-vous une gestion de stock efficace ? Vos achats ont-ils été planifiés ? Votre marge est-elle suffisante ?
Si c’est un sujet qui vous préoccupe, je vous propose d’en discuter ensemble. Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici https://goo.gl/forms/eRCCwbwL5N1c9Bb03.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *